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Ce que mes personnages m’apprennent (sans le savoir)

Ce que mes personnages m’apprennent (sans le savoir)

Ce que mes personnages m’apprennent (sans le savoir)
Quand on parle d’écriture, on imagine souvent que l’auteur contrôle tout.
Les personnages, l’intrigue, les émotions, la fin.

En réalité, ce n’est pas si simple.

Ce que mes personnages m’apprennent (sans le savoir)

Certains personnages s’invitent, s’imposent… et finissent par nous apprendre des choses que l’on n’avait pas prévues.

Les personnages comme miroirs

Un personnage n’est jamais neutre.
Même quand on pense l’avoir créé “pour l’histoire”, il dit souvent quelque chose de nous.

De nos peurs.
Aussi, de nos colères.
De nos contradictions.

Parfois, on ne s’en rend compte qu’après coup. Une fois le livre terminé. Une fois qu’on relit.

Ceux qui doutent

Il y a ces personnages qui doutent trop.
Qui hésitent.
Qui avancent en se demandant s’ils ont le droit d’être là.

Ils rappellent une chose essentielle :
on peut avancer malgré l’incertitude.
On peut agir sans être sûr à 100 %.

Et c’est souvent comme ça que les choses bougent.

Ceux qui résistent

D’autres personnages refusent de se taire.
Ils encaissent, mais ne plient pas.
D’ailleurs, ils se relèvent même quand ce serait plus simple d’abandonner.

Ils rappellent que la force n’est pas toujours spectaculaire.
Parfois, elle consiste juste à continuer. Un pas après l’autre.

Ceux qui disent ce qu’on n’ose pas

Et puis il y a ceux qui parlent pour nous.
Qui posent des mots là où, dans la vraie vie, on se tait.

Ils sont inconfortables.
Mais nécessaires.

Parce qu’ils disent ce que l’on n’ose pas toujours formuler à voix haute.

Écrire, ce n’est pas seulement inventer

Écrire, ce n’est pas seulement raconter une histoire.
C’est aussi se laisser surprendre.

Parfois, les personnages savent avant nous.
Ils avancent.
Et nous, on suit.

Et toi, y a-t-il un personnage (dans un livre, un film, une série) qui t’a appris quelque chose sur toi sans que tu t’y attendes ?

6 réflexions au sujet de « Ce que mes personnages m’apprennent (sans le savoir) »

  1. Ton article est très intéressant… Car je m’y retrouve et me vois écrire mon roman Lisabelle et mes nouvelles.
    J’ai crée mon personnage principal Lisabelle qui est le miroir de mon âme avec mes coups de coeur et mes coups de gueule… Et on se laisse porter… On a presque l’impression que les personnages de nos histoires nous échappent… Ils savent avant nous ce que l’on doit écrire. Et on les suit…
    Bises Sévy et bon vendredi

    1. C’est tout à fait ça.

  2. Pas de roman sans personnage, avec une bonne histoire, qui nous tient jusqu’au bout… gamine j’ai aimé Robinson Crusoë en livre, sa débrouillardise, à la télé, Belle et Sébastien, le jeune Fabre, enfant héros…. après, j’aime les biographies… merci Séverine, amitiés, jill

    1. Belle et Sébastien, que de souvenirs

  3. Tout ce que tu dis est vrai. On n’écrit pas par hasard. L’écrivain a besoin de s’exprimer et souvent seul son personnage pourra le faire.Une magie s’opère je pourrai dire une alchimie.
    Il est intéressant de se relire plus tard et de constater que nous avons eu certaines visions sur le futur.Il m’est arrivé de relire des passages et de m’émerveiller me demandant si j’en étais vraiment l’auteur (en toute modestie) J’aime les personnages que j’ai fait naître Je vais te faire rire mais parfois je les recherche chez les personnes que je rencontre.L’auteur se détache un peu de lui-même pour explorer d’autres horizons et il ressort plus riche de cette aventure. Il navigue dans le passé, le présent, le futur et découvre une partie de l’invisible. Les limites n’existent plus.
    L’auteur est un peu dans un état second une partie de lui-même ne lui appartient plus, il se laisse guider, emporté par son personnage, son histoire.
    Il m’est arrivé de pleurer devant le destin tragique de mes personnages.
    C’est un sujet qui pourrait être donné pour l’épreuve de philosophie du bac
    Ma petite Séverine vu le nombre de romans que tu as écrits tu n’es pas seule. Certains personnages viennent sûrement te titiller pour poursuivre leur histoire.
    Je te laisse bon courage
    Bises JOSIANE

    1. Oui, c’est comme ça que A l’abri de la différence est devenu une trilogie. Cela ne devait être qu’un one shot au départ. Mais les personnages en ont décidé autrement.

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