Publié le 10 commentaires

Les violences invisibles : quand tout semble normal… sauf toi

Les violences invisibles : quand tout semble normal… sauf toi

Les violences invisibles : quand tout semble normal… sauf toi

Il n’y a pas de bleus.
Pas de cris devant les autres.
Pas de preuves évidentes.

Et pourtant… quelque chose ne va pas.

Au début, c’est presque imperceptible.

  • Une remarque glissée sur le ton de l’humour.
  • Un soupir un peu trop appuyé.
  • Un “tu exagères” quand tu exprimes un malaise.

Rien de grave, en apparence.

Alors tu laisses passer.

Puis ça s’installe.

  • Tu fais attention à ce que tu dis.
  • À comment tu le dis.
  • À quand tu le dis.

Tu anticipes.

Tu évites.

Et tu t’adaptes.

Et sans vraiment t’en rendre compte…
tu commences à disparaître un peu.

Le problème avec les violences invisibles


Elles ne ressemblent pas à ce qu’on imagine.

Pas de scène dramatique.
Pas de moment évident où tout bascule.

Juste une accumulation.

Des petits riens, qui finissent par devenir trop.

Le plus perturbant, c’est ce doute constant.

  • “Peut-être que j’exagère.”
  • “C’est moi qui suis trop sensible.”
  • “Ce n’est pas si grave.”

Alors tu restes.

Parce que partir pour “ça”… ça semble démesuré.

Et pourtant.

Ton corps sait.

Ton ventre se noue.
Puis ton cœur s’accélère.
Ton esprit ne se repose jamais vraiment.

Ce n’est pas normal de se sentir en insécurité dans une relation.
Même quand tout semble calme.

Reconnaître une violence invisible, ce n’est pas facile.

Mais souvent, il y a un indice simple :

Si tu ne te sens plus libre d’être toi-même… il y a un problème.

On parle beaucoup des relations toxiques.
Mais on parle moins de ce moment flou,
où l’on sent que quelque chose cloche… sans pouvoir l’expliquer.

C’est exactement là que tout commence.

C’est aussi ce que j’ai voulu explorer dans mon roman Maître de la situation.

Ariel ne reçoit pas de coups.
Mais il vit sous pression, sous reproches, sous tension constante.

Jusqu’au moment où il comprend que respirer…
ne devrait pas être un luxe.

Parce que parfois, le plus dur,
ce n’est pas de partir.

C’est de comprendre qu’on doit le faire.

10 réflexions au sujet de « Les violences invisibles : quand tout semble normal… sauf toi »

  1. Il y a tant de violence, coups, verbales, reproches etc… si les coups sont visibles, le reste…. nul ne devrait connaître, et pourtant… amitiés JB

    1. Je suis d’accord, personne ne devrait connaître.

  2. Parfois la violence. C’est aussi le silence…

    1. Le silence peut en effet être terrible. Merci de le préciser.

  3. Excellente suite à ton billet du 10 avril, Séverine.
    Merci et bonne soirée de ce dimanche.

    1. Merci Colette. Désolée, je n’ai pas vu ton message avant.

  4. Eh bien merci pour ton article sur ces violences invisibles… Je les ai vécues avec mon ex-mari et elle résonnent douloureusement en moi.
    Le problème se pose encore aujourd’hui… Je suis veuve de mon 2e mari depuis 10 ans (il était mon amour de jeunesse que j’ai retrouvé) et je suis “en bons termes” avec ce 1er mari, qui est le père de mes 2 enfants, mais… . Nos faisons toutes les réunions et fêtes de famille ensemble… Je ne lui tiens pas rancune de ce que j’ai supporté durant 25 ans de notre vie commune… Mon ex-mari a les principaux symptômes du paranoïaque. Il est invivable ! Pas plus tard qu’hier il m’a agressée verbalement chez ma fille…( je ne fais jamais rien de bien… C’est toujours lui qui apporte des choses, etc… … Ce qui est faux ! ET j’en passe et des meilleurs…) Ce n’était pas la 1ere fois et en général je ne la ramène pas pour que ça ne s’envenime pas… Mais là je me suis défendue en lui disant : Trop c’est trop ! y’en a assez des ces remontrances… Que j’avais assez supporté ces humeurs… Bien sûr il l’a mal pris et il était d’une colère noire. Les enfants ont essayé de le raisonner en vain… Il ne veut rien entendre, ni comprendre. Il est buté. Je pense qu’on ne va pas se revoir de sitôt… Qu’il reste seul dans son coin, seul… Il n’a pas d’amis… Il n’est pas sociable. Ce n’est plus mon problème mais ce qui me chagrine c’est que son comportement empoisonne aussi la vie de mes enfants… Il s’est disputé violemment avec ma belle-fille l’année dernière…
    Voilà je t’ai résumé au mieux ce que j’ai sur le cœur ce matin…
    Heureusement qu’hier soir j’ai pu écrire tout ce qu’il en était à “mon amoureux”(mon ex-mari ne connaît pas son existence ni mes enfants pour l’instant. Notre relation est très récente à la suite d’une belle rencontre n sortant du cinéma… que je n’attendais pas) et ça m’a fait du bien… car j’étais très contrariée.
    Bises Sévy et bon début de semaine
    Merci pour tes billets toujours très intéressants

    1. Merci pour ton témoignage, et désolée que tu aies encore à subir ça. Et comme tu dis, quand les enfants sont au milieu, c’est encore moins supportable. Bon courage.

  5. Bonjour
    oui ce sujet fait réagir et c’est bien ainsi.
    Bises et agréables jours fériés

    JOSIANE

    1. Merci Josiane

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