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Je crois que je l’ai perdue

Je crois que je l'ai perdue. Extrait exclusif

Je crois que je l’ai perdue
Extrait exclusif
Pour vous faire patienter jusqu’à la sortie officielle du 14 octobre, je vous offre aujourd’hui les toutes premières pages de la nouvelle enquête de la capitaine Thébault… Lisez attentivement, l’étau se resserre déjà.

Je crois que je l’ai perdue

Prologue

— Quelle soirée ! Il y a bien longtemps que je n’ai pas dîné en si bonne compagnie.

— Et si on marchait pour digérer un peu. J’avoue que j’ai un peu trop abusé. Je sens que je vais exploser.

— Ce serait dommage.

Le couple se dirige vers un sentier seulement éclairé par les rayons de la lune qui parviennent à passer au travers des branches des arbres. La fraîcheur qui commence à se faire sentir à cette heure avancée du soir ne dissuade ni l’un ni l’autre. Ils avancent d’un bon pas jusqu’à ce qu’une pause soit demandée.

— Et si on buvait un dernier verre ?

— Ici ? Mais je n’ai rien !

— T’inquiète, j’ai tout prévu.

Assis l’un à côté de l’autre sur un tronc d’arbre couché, un verre à la main, ils prennent le temps de savourer leur breuvage. La nuit les a totalement ensevelis, seules les lumières de leurs portables leur apportent un minimum de luminosité. Juste ce qu’il faut pour se fixer l’un l’autre tout en portant le verre à la bouche. Chacun souhaite garder en mémoire l’alignement de leur regard.

Le liquide glisse dans la bouche comme un souffle délicat, éveillant un bouquet de sensations, avant de descendre doucement dans l’œsophage et d’embraser les sens d’une chaleur subtile. Il ne leur en faut pas plus pour se rapprocher, encore un peu plus. Qui des deux attend le plus la conclusion de cette belle soirée ? Un baiser, une fougue incontrôlable, un ballet de langues à n’en plus finir ? Une envie pressante de se retrouver dans un autre lieu, plus chaud, plus intime, plus propice au rapprochement ultime entre deux êtres qui se désirent ?

Un petit étourdissement, les arbres se mettent à valser et la lumière s’éteint d’un seul coup. Le noir, le néant, c’est tout ce qui reste de cette soirée qui avait si bien commencé.

Chapitre 1

L’effervescence est à son comble dans la petite brigade de gendarmerie de Châteaudun. Chantal ameute sa petite troupe. Un appel d’une femme dans tous ses états lui indique qu’ils ont du pain sur la planche. Impossible de traîner plus devant le café, les gâteaux attendront leur retour, s’ils reviennent assez tôt pour en profiter. Pour l’heure, l’urgence n’est pas à savoir ce que deviendront leurs estomacs, mais de rejoindre la femme en panique et de la secourir au mieux qu’ils le peuvent.

Les voitures se remplissent en quelques secondes et le top départ est donné. Chantal, toujours en ligne avec la victime, tente de la rassurer du mieux qu’elle peut. Elle ne comprend pas un traître mot de ce qu’elle raconte, ses mots sont coupés, sa respiration complètement désordonnée. Malgré toutes ses tentatives, Chantal ne parvient pas à calmer les nerfs à vif de celle qu’ils rejoignent au plus vite. Elle a prévenu la brigade de Cloyes qui va certainement être sur les lieux avant eux.

— Je suis sur la route, nous serons là dans une dizaine de minutes. Mes collègues de Cloyes ne devraient plus tarder. Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seule, nous arrivons. Tenez le coup. Essayez de calquer votre souffle sur le mien…

Une ultime tentative de Chantal pour ramener la femme à une respiration plus posée. Elle entend les sirènes au loin, cela la rassure. Ils en ont encore pour cinq bonnes minutes, le relais va être pris par ses collègues en attendant leur arrivée. Elle ne comprend pas bien comment l’appel n’est pas arrivé directement à la brigade de Cloyes. Pourtant, Montigny le Gannelon est bien sur leur territoire, c’est même une commune historique qui fait partie du regroupement actuel. Elle ne cherche pas à comprendre et continue à respirer fort pour entraîner le souffle de la femme. Elle ne sait pas si ce sont ses efforts ou l’arrivée de ses collègues, mais il lui semble qu’elle parvient à ses fins.

Un bruit sourd.

— Madame, vous êtes là ? Que se passe-t-il ?

Un blanc lui répond.

— Nico, accélère, je crois que je l’ai perdue !

***************************

Qui est cette femme au téléphone ? Qu’est-il arrivé durant cette soirée d’apparence si tranquille ?

La suite vous attend le mercredi 14 octobre ! Le roman sera disponible en format papier et numérique.

En attendant, si vous avez loupé les coulisses du crime, filez ici.

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