Ce qu’il reste d’eux
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Résumé de ce qu’il reste d’eux :
Mars 2020.
Le monde s’arrête. Et pour la première fois, il accepte de parler.
Pendant des décennies, Aimé Théveneau n’a rien dit.
Ni sur la guerre. Ni sur ce qu’il a vu. Ni sur ce qu’il a laissé derrière lui.
Comme tant d’autres, il est revenu d’Indochine avec le silence pour seule compagnie.
Mais face à son petit-fils, quelque chose cède.
Alors les souvenirs remontent.
Bruts. Fragmentés. Inoubliables.
Mon avis :
Je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout adepte de ce genre de lecture. Pourquoi le lire alors ? Parce que j’ai déjà lu des romans de cette auteure. Je sais qu’elle écrit bien. J’avais peu de chance d’être déçue, alors j’ai voulu tester.
Je déteste l’Histoire et encore plus les guerres. Alors le défi était de taille pour l’auteure !
J’ai retrouvé la jolie plume d’Alix. Même lorsqu’elle parle de guerre, les mots glissent et nous envoûtent. Le rythme est lent, diraient certains, mais il va au rythme de la vie. La longue avancée d’hommes qui pensent voyager, voir autre chose que les paysages dont ils ont l’habitude. Et pour quoi ?
Pour une guerre qu’ils ne comprennent pas, pour des supérieurs qui n’en ont rien à faire d’eux. Sans parler des pièges dans lesquels ils sont envoyés sans que personne ne se soucie plus d’eux. Un moment, cette difficile réalité leur saute aux yeux, mais il est trop tard.
Et s’ils ont la chance de rentrer de cet enfer ? Le mot chance finit par perdre toute sa valeur. Je vous laisse le découvrir.
Ce roman nous plonge donc dans une guerre qui n’aurait certainement jamais dû être la nôtre, au milieu de paysages inconnus. Les descriptions sont bien dosées et pertinentes pour nous aider à nous immerger dans les lieux au côté des personnages.
Et que dire d’Aimé ? Un homme qu’on suit tout du long, avec qui on vit cette guerre en tremblant quand on comprend qu’il fonce droit vers un non-retour. Je dois avouer que j’ai versé ma petite larme à la fin du roman, tellement j’étais prise dedans.
À lire sans hésiter.

