Écrire quand on manque de temps : la vérité (et les solutions réalistes)
Si tu attends d’avoir du temps pour écrire, j’ai une mauvaise nouvelle.
Tu risques d’attendre longtemps.
Écrire quand on manque de temps
Le temps parfait n’existe pas.
Il y a le travail, la fatigue, la vie, les obligations… et cette petite voix qui murmure : « Aujourd’hui, ce n’est pas raisonnable. »
Pourtant, certains écrivent quand même. Comme moi… D’ailleurs, on me demande souvent comment je trouve le temps d’écrire, alors qu’on ne demandera jamais à quelqu’un comment il trouve le temps de faire du sport ou de la musique…
Le vrai problème n’est pas le temps
On dit souvent : « Je n’ai pas le temps d’écrire. »
En réalité, on manque surtout :
- d’énergie
- de disponibilité mentale
- d’autorisation intérieure
Parce qu’écrire demande plus que des minutes sur une horloge.
Ça demande de la place dans la tête.
Oublier les séances parfaites
Écrire pendant trois heures d’affilée, dans le silence absolu, c’est agréable… mais rare.
Et ce n’est pas une condition pour avancer.
Parfois, écrire c’est :
- 20 minutes
- une scène mal dégrossie
- une phrase notée entre deux obligations
Ce n’est pas spectaculaire.
Mais c’est suffisant.
Avancer par petites touches
Les projets ne meurent pas par manque de talent.
Ils meurent parce qu’on attend trop longtemps les conditions idéales.
Écrire un peu, souvent, imparfaitement, c’est ce qui fait la différence sur la durée.
Même quand on doute.
Même quand on est fatigué(e).
Écrire malgré la vie (et pas contre elle)
Il y a des périodes où écrire est plus difficile.
Et c’est normal.
Mais écrire n’a pas besoin d’être héroïque pour être légitime.
Il suffit parfois de ne pas abandonner complètement.
Un carnet.
Une note sur le téléphone.
Une idée griffonnée.
C’est déjà écrire.
Et toi, est-ce que tu as déjà renoncé à écrire parce que tu pensais ne pas avoir “assez de temps” ?
Pour aller plus loin dans cette réflexion, vous pouvez aussi lire : écrire un roman sans temps libre ni culpabilité.

