Pourquoi l’hiver est la meilleure saison pour lire (et écrire)
L’hiver a mauvaise presse.
Il fait froid, il fait nuit trop tôt, on traîne les pieds et les virus circulent plus vite que les spoilers sur les réseaux.
Pourquoi l’hiver est la meilleure saison pour lire (et écrire)
Et pourtant…
S’il y a bien une saison faite pour les livres, c’est celle-là.
L’hiver ralentit le monde (et c’est une chance)
En hiver, tout va moins vite.
Les sorties se raréfient, les soirées s’étirent sous un plaid, et soudain… le silence revient.
Lire demande du temps. Pas du temps chronométré.
Du temps disponible dans la tête.
Quand il fait nuit à 17h, on culpabilise moins de s’installer avec un roman. On accepte plus facilement de s’extraire du bruit ambiant. Et ça change tout.
Les histoires résonnent différemment
Une romance lue en plein été est agréable.
Mais une romance lue en hiver ? Elle réchauffe.
Un polar lu sous le soleil intrigue.
Un polar lu quand la pluie tape aux fenêtres ? Il s’imprime.
Les émotions passent plus fort.
Les silences sont plus lourds.
Les personnages prennent plus de place.
Ce n’est pas un hasard si tant d’histoires marquantes se lisent… l’hiver.
Écrire en hiver, c’est écrire sans masque
L’hiver est une saison honnête.
On n’a pas l’énergie de faire semblant.
Quand on écrit à cette période, on va souvent droit au but :
- moins de fioritures
- plus de vérité
- plus de sincérité
C’est souvent là que naissent les scènes les plus justes. Pas forcément les plus spectaculaires, mais celles qui touchent.
Lire et écrire comme un refuge, c’est pourquoi l’hiver est la meilleure saison pour lire (et écrire)
L’hiver nous autorise à nous replier sans nous excuser.
À lire lentement.
Écrire par petites touches.
Ne pas performer.
Et c’est peut-être pour ça que cette saison est si précieuse :
elle nous rappelle que les livres ne sont pas une activité secondaire, mais un refuge.
Et toi, as-tu déjà remarqué que certains livres t’avaient marqué davantage en hiver qu’à une autre saison ?

